Avec la loi Climat, le DPE a pris beaucoup d’importance aux yeux des acheteurs. Ils sont66 % à affirmer qu’il s’agit d’un critère déterminant dans leur projet d’achat. Parmi eux, la moitié écarte purement et simplement les mauvaises étiquettes énergétiques. Mais l’autre 50 % fait du DPE un levier de négociation, afin d’obtenir un logement moins cher.
Les équipes data science ont ainsi identifié que les acheteurs en quête de pouvoir d’achat se tournent plus vers ces passoires énergétiques afin de réaliser des bonnes affaires, puisque les annonces des logements classés G ont reçu 1,5 fois plus de demandes de contact aux agences que les annonces des biens classés D. Avec la loi Climat, les passoires énergétiques ont perdu de la valeur, puisque les logements classés F et G sont mis en vente respectivement-14 % et -13 % moins chers qu’un logement D comparable, soit une économie de -458 €/m² et -452 €/m².
Dans le même temps, les passoires thermiques ont vu leurs prix diminuer plus vite que les autres catégories de logement : ces logements ont subi une baisse de -3,7 % depuis janvier 2023, contre -2,1 % pour les logements classés A, B, C et D. Une aubaine pour les personnes dont le pouvoir d’achat immobilier est limité, d’autant que les marges de négociation sont également nettement plus importantes pour les passoires thermiques. Pour un logement étiqueté G, la marge de négociation est ainsi de -5,9 %, contre -3 % pour un logement équivalent. Ces logements nécessitent cependant des travaux dont l'ampleur dépend de leur état, il est donc important de budgétiser le coût.